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Coup d’Etat dans un coup d’Etat !

N‘est-ce pas un échec total qui ramène le pays à un dilemme majeur ? En matière de sécurité, les zones sous contrôle des groupes armés dans la zone métropolitaine atteignent 80 %. On constate que la mission d‘urgence est de:

-rétablir la sécurité,

-apporter des réformes institutionnelles et constitutionnelles

-et organiser des élections.

Éviter l’effondrement de l’État

Il s‘agissait d‘éviter l‘effondrement de l‘État, par la création    d‘une   « Présidence » hors normes ; mais, à vouloir tout embrasser, le CPT n‘a finalement rien atteint, car il n‘a pas su se concentrer sur l‘essentiel. De plus, ses membres se sont empêtrés dans des scandales de corruption, des querelles internes, des manœuvres politiques machiavéliques et des remaniements administratifs. Ils se sont comportés parfois comme des élus investis d‘un mandat quinquennal. Ils n‘ont pas agi comme un corps et n‘ont pas démontré non plus la cohérence interne nécessaire pour donner des résultats. En négligeant ses priorités, ils ont en quelque sorte cautionné leur propre échec, d‘autant que les points d‘action prévus par l‘accord étaient nombreux.

Pis encore, les membres du CPT ont envoyé dès le départ  des  signaux  désastreux,  rendant  inopérants.
En prévision de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, prévue pour le 7 février 2026, plusieurs propositions ont été faites en vue de pourvoir à son remplacement et combler ce vide institutionnel. Or, l‘absence d‘une alternative, alimentait les inquiétudes quant à un éventuel vide institutionnel. Un peu plus d‘une semaine avant cette date clé, les différentes initiatives prises par les hommes et les femmes politiques, n‘avaient pas toujours pas permis aux forces vives de la nation de s’entendre sur un vrai mécanisme de remplacement. Conformément à l‘Accord du 3 avril 2024 dans lequel avait été définie la feuille de route de la transition ratée, il est troublant de constater que, malgré les règles que s‘étaient fixées ses signataires, nombre d‘entre elles n‘ont pas été respectées, et encore moins permis d‘atteindre les objectifs fondamentaux.

plusieurs mécanismes de fonctionnement essentiels, tels que la Conférence nationale, la réforme constitutionnelle ou la préparation des élections. Un mauvais précédant a été l‘instabilité provoquée par le renvoi du gouvernement antérieur, comme celui de Gary Conille ; certes, ce dernier s‘était trop reposé sur la communauté internationale. Aussi, pouvait-on réellement espérer un résultat différent à un an de la fin du mandat de la Transition ?

En effet, à l’approche de la fin de la transition, Haïti fasait face à un blocage politique majeur. Or, 5 des 7 membres du CPT ont voté la destitution du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé. Mais depuis, « cette résolution est bloquée par le président du CPT qui refuse de la signer et de la (faire) publier au Journal officiel », explique Gotson Pierre, directeur de l’agence Alter-presse. Laurent Saint-Cyr s’est également affiché aux côtés d’Alix Didier Fils-Aimé et de la police, ce lundi 26 janvier 2026. « Ils ont notamment visité ensemble le grand quartier général des forces armées haïtiennes », souligne le journaliste d’Alter-presse. Le Premier ministre a pu aussi compter sur l’appui des États-Unis qui continuent de maintenir la pression sur les autorités du pays. Le secrétaire d’État Marco Rubio a répété que son administration le soutenait.

Afin d‘éviter tout prétexte de vide institutionnel, plusieurs groupes politiques avaient condamné le coup d‘Etat des 5 membres du CPT et proposé plusieurs scenarios de solution, à compter du 7 février 2026. De plus, les États-Unis d‘Amérique les ont exhortés à ne pas modifier la composition du gouvernement de transition, surtout que bon nombre de leaders politiques n‘ont pas adhéré à l‘initiative des 5 membres du CPT, Leslie Voltaire, Edgard Leblanc Fils, Smith Augustin, Fritz Alphonse Jean et Louis Gérald Gilles qui ont signé, le mercredi 21 janvier 2026, une résolution visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, et tenté de modifier le gouvernement. D‘ailleurs, ces différentes positions surviennent dans un contexte de fortes tensions à Port-au-Prince, marquées par des blocages de rues à l‘approche de la fin du mandat du CPT, le samedi 7 février 2026.

Magazine HAITI-ESPOIR # 24, Vol 2

Gilles, Voltaire et Leblanc dans un baroud d’honneur

Or, le Canada, l‘Union européenne, la France, l‘Allemagne et l‘Espagne se sont tous prononcés en faveur du maintien du gouvernement actuel, à deux semaines de l‘échéance du mandat du CPT. Et qui pis est, dans une lettre, datée du 21 janvier 2026, adressée aux autres membres du Cpt, le coordonnateur Laurent Saint-Cyr, déclarait s‘opposer à toute résolution, susceptible de remettre en cause la stabilité gouvernementale à l‘approche de la fin des mandats du CPT le 7 février 2026.

Force est de constater que plusieurs secteurs continuaient d‘encourager un dialogue politique inclusif, afin de trouver des solutions haïtiennes à l‘impasse actuelle et d‘éviter un vide institutionnel à l‘échéance du mandat du CPT. En dépit de tout cela, le 28 janvier 2026, une autre tentative de renversement du coordonnateur de CPT, en la personne de Laurent Saint- Cyr, à travers une autre résolution qui a été votée par quatre des cinq conseillers a volé en éclats. Le Conseiller Président Smith Augustin, déjà impliqué dans l‘affaire liée à la BNC a battu en retraite, cherchant à se protéger des possibles retombées négatives que cette décision pourrait causer. Ce deuxième coup n‘a-t-il pas échoué de la même manière ?

Un auto-Coup d’Etat

Face à cette manœuvre des cinq membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), n‘est-on pas en présence d‘un auto-coup d‘Etat ? On parle d’« auto-coupd’État» quand la dissolution ou la prise de possession des pouvoirs d’un État est réalisée par son dirigeant, généralement un chef d’Étatou un chef degouvernement, jusque-là arrivé et maintenu au pouvoir par des moyens légaux. L’ensemble des pouvoirs est dès lors concentré dans ses seules mains ou avec celles de sa garde rapprochée, et ce, pour une durée indéterminée. L’auto-coup d’État abouti permet à celui qui l’orchestre de demeurer au pouvoir illégalement et de diriger le pays de manière arbitraire. Cette manœuvre peut être accompagnée d’une annulation de la constitutionde l’État et d’une suspension du systèmejudiciaire. À partir du moment où l’auto-coup d’État est complété et le pouvoir n’est pas ébranlé, le chef de l’État, auparavant chef démocratiqueou constitutionnel, devient un chef dictatorial ou autoritaire.

Les intérêts des oligarques haïtiens liés aux hommes d‘affaires Américains étaient menacés par la proposition d‘une résolution de cinq conseillers en vue de révoquer les deux têtes de l‘Exécutif : Laurent Saint Cyr et Didier Fils Aimé. Eu égard au comportement des Conseillers- Présidents, des sanctions ont été prises à l‘encontre de Lesly Voltaire, Egard Leblanc Fils, Louis-Gérard Gilles, Smith Augustin et le Ministre des finances Alfred Mathélus qui a été pressenti à la place de PM Didier Fils Aimé. Il faut dire que le Conseiller Fritz Alphonse Jean a été déjà sanctionné pour comportement reprochable. En voici la position du Département d‘Etat face aux cinq conseillers: « Le département d’État poursuit ses efforts visant la reddition de comptes pour ceux qui déstabilisent Haïti et notre région. Aujourd’hui, des mesures ont été prises afin d’imposer une nouvelle série de restrictions de visa à l’encontre de trois responsables haïtiens : deux membres du Conseil présidentiel de transition et un ministre. Leurs actions ont permis à des gangs haïtiens, dont certains sont désignés comme organisations terroristes étrangères, de déstabiliser le pays. En outre, cette mesure est prise en vertu de l’article 212(a)(3)(C) de l’Immigration and Nationality Act. (INA), qui interdit généralement l’entrée sur le territoire américain aux personnes dont l’entrée ou les activités envisagées pourraient avoir des conséquences négatives graves sur la politiqueétrangèredesÉtats-Unis.Ledépartementd’État révoquera également tout visa actuellement valide détenu par ces personnes ainsi que par les membres de leur famille immédiate. L’administration Trump continuera de prendre des mesures afin d’imposer de telles sanctions à toute personne contribuant à la déstabilisation d’Haïti et de notre continent.

Donc, ces sanctions interviennent alors que les Etats- Unis, l’Union européenne et le Canada ont mis en garde le Conseil de transition en Haïti contre tout changement politique à la tête du pays, craignant une instabilité politique accrue en pleine offensive contre les gangs. En effet, la volonté des cinq membres du CPT de révoquer le premier ministre et le coordonnateur en chef du CPT, à quelques jours de la fin officielle de leur mandat, est titrée de coup d‘Etat de palais.

Les quatre membres du CPT pensaient imposer leur volonté par une manœuvre de dernière heure. Jean, Leblanc, Gilles et Voltaire, déjà sanctionnés, trois d‘entre eux ont tenté de force une résolution illégitime, espérant renverser et remplacer Laurent Saint-Cyr et prolonger leur mandat au-delà du 7 février 2026 en faisant mainmise sur le pouvoir. Leur manouvre n‘aura été qu‘un cri désespéré, une ultime gesticulation sans issue.

C’est quoi, un coup d’Etat ?
Un coup d’État est un changement de pouvoir par une personne investie d’une autorité, de façon illégale et souvent brutale [1]. On le distingue d’une révolution en ce que celle-ci est populaire. Par exemple, le putsch est un coup d’État réalisé par la force des armes. Tandis que, une révolution de palais est une forme de coup d’État dans laquelle le régime politique reste essentiellement le même, mais les principaux titulaires du pouvoir sont illégalement arrêtés voire assassinés, et remplacés par de nouveaux.

Quant à un coup d’État civil, c‘est un renversement illégal et inconstitutionnel du pouvoir en place, orchestré non pas par l’armée (putsch), mais par des acteurs civils

Or, un auto-coup d’État, est une action rapide, surprise, utilisant la force, et non-populaire, contre le pouvoir établi (contrairement à une révolution). Les acteurs sont des personnalités politiques, membres du gouvernement, ou élites influentes, ayant pour objectif dévincer les dirigeants actuels, suspendre la Constitution, ou se maintenir au pouvoir. Il y a une grande différence entre le putsch militaire (force des armes) et le coup d’État civil qui utilise des moyens plus administratifs ou de ruse politique. Cependant, le terme “coup d’État civil” se rapporte exclusivement à la prise de pouvoir politique.

Toutefois, il peut également y avoir des coups d’État légaux, ou auto-coup d’État, coups d’État effectués par des pouvoirs déjà en place pour y rester ou s’y renforcer. Napoléon Ier et Napoléon III ont tous deux affermi leur pouvoir par un coup d’État légal (le premier s’autoproclamant Consul à vie, puis instaurant le Premier Empire ; le second abolissant la république et instaurant le Second Empire).

Car, du point de vue historique, le coup d’État est l’un des moyens utilisés le plus fréquemment pour accéder au pouvoir. Beaucoup de grandes figures historiques ont pris le pouvoir par une forme de coup d’État, même si la notion n’existait pas à l’époque,  comme Jules César ou Charlemagne. Cela reste vrai dans le monde contemporain : en 1980, plus de la moitié des gouvernements dans le monde étaient issus d’un coup d‘État

Pourtant, suite à la manœuvre des cinq conseillers de changer le pouvoir de main, le peuple haïtien vit un moment de grandes illusions. Haïti traverse une crise sans fin avec une insécurité galopante où les institutions sont paralysées. Au cœur de ce naufrage, un CPT, qui devait incarner le renouveau, devient un blocage. Or, le CPT avait pour mission de réviser la Constitution, d‘organiser les élections crédibles, justes et démocratiques et de tracer la voie vers la stabilité. Rien de tout cela n‘a été accompli. Les promesses se sont évaporées, remplacées par des querelles internes ou de chapelles, des scandales sans précèdent et une incapacité chronique à agir. Tandis que le peuple attendait de solution, il n‘a récolté que de la tempête telle que : l‘insécurité, un fléau du quotidien qui n‘a jamais été combattu avec le sens du sérieux. Les gangs ont renforcé leur emprise, terrorisant les quartiers, paralysant l‘économie ; et rien n‘a été fait pour briser le cycle infernal.

(Politiques, hauts fonctionnaires, élites). Il s’agit d’une prise de contrôle rapide et souvent brutale des organes centraux de l’État pour modifier l’ordre établi, parfois de manière quasi-légale, comme un auto-coup d’État.

Au fait, à quelques jours de la fin de leur mandat, cinq conseillers sont frappés par des sanctions américaines pour leur relation avec les gangs. Car, ce n‘est plus seulement un échec politique, c‘est une honte internationale, un camouflet pour le peuple haïtien. Comment prétendre gouverner quand on est soi-même éclaboussé par la criminalité et des scandales de corruption, des pots-de- vin et de pillage du denier public. Néanmoins, le CPT n‘a aucune crédibilité, aucune légitimité, sa présence à la villa d‘accueil a été une insulte politique au peuple haïtien.

Du reste, ces Conseillers devraient se retirer parce qu‘ils ne sont que des cadavres politiques, des figures en putréfaction qui n‘ont rien à offrir. Ils sont devenus les maitres de l‘échec, de la corruption, du désordre et du bluff. Leur bilan est un désastre institutionnel, une faillite totale, ils n‘ont laissé derrière eux que des ruines, des frustrations et une colère populaire légitime. Leur passage à la haute magistrature de l‘Etat restera gravé dans l‘histoire nationale comme un sévère échec. Ils ont été plus cyniques, plus arrogants, plus destructeurs ; le peuple se sentait bafoué, humilié sous le règne des escrocs et des voleurs. Aussi, peut-on considérer sans ambages le processus de destitution du PM Didier Fils- Aimé et le Coordonnateur Laurent Saint-Cyr par les cinq conseillers comme un pronunciamiento manqué ? Ils ont trop menti, trop trahi puis trop détruit, car, ils incarnent la déchéance politique. Ils devraient disparaitre en silence, au lieu de chercher à s‘accrocher à des privilèges qu‘ils ne méritent pas ; à renforcer leur position, soit d’entraîner une simple modification de l’orientation politique du pays »

Enfin, Haïti mérite mieux que cela comme on dit toujours. L‘heure est venue de jeter ce CPT dans la poubelle de l‘histoire, de tourner la page sur les maitres du chaos et de reconstruire une alternative politique. Que les neuf membres baissent la tête et ravalent leur honte, car notre peuple ne peut plus confier son destin à des fossoyeurs, à des renégats, des vendeurs de patrie.

Louis-Gérald Gilles en pleurs

CPT : un véritable deguerpissement

Suite à l‘Accord politique signé le 7 avril 2024 permettant l’entrée en fonction du Conseil présidentiel de Transition, un décret a été publié au journal officiel Le Moniteur le 12 avril 2024 prévoyant une transition de 22 mois jusqu’au 7 février 2026. En prévision de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, sans organiser d’élections, la Caricom avait invité la classe politique à la recherche d‘une proposition consensuelle en vue de remplacer le CPT.

Le 21 janvier 2026, cinq membres du Conseil présidentiel de transition: Fritz Alphonse Jean, Edgard Leblanc Fils, Leslie Voltaire, Smith Augustin et Louis Gérald Gilles ont voté une résolution pour limoger le premier ministre Alix Fils-Aimé. Devant l’opposition du président du Conseil présidentiel de transition, Monsieur Laurent Saint-Cyr, des États-Unis, de Fanmi Lavalas et de Compromis historique, le PM Fils-Aimé est resté en poste.

Or, cinq parmi les neuf membres ont fait peser une menace de déstabilisation sur le pays par une série de rencontres. Plusieurs propositions ont été discutées sur le tapis et parmi lesquelles celle de prolonger le mandat du CPT, son remaniement, ou de confier le pouvoir Exécutif à un juge de la Cour de cassation et un Premier ministre et/ou à un nouvel organe transitoire.

Composition, et appartenance des membres du CPT

Monsieur Laurent Saint-Cyr : Forum économique du secteur privé des affaires- Chambre de commerce et d’industrie de l‘Ouest (CCIO)- AmCham Haïti, etc.

Monsieur Smith Augustin : Résistance Démocratique (RED)- Compromis Historique- Les Engagés pour le Développement (EDE) ;

Monsieur Fritz Alphonse Jean : Accord du 30 d’août 2021/Accord de Montana

Monsieur Emmanuel Vertilaire : Plateforme Politique Pitit Dessalines/ Rezo nasyonal peyizan ayisyen (RENAPA) ;

Monsieur Leslie Voltaire : Fanm Lavalas ;

Dr. Louis-Gérald Gilles : Accord du 21 Décembre ; Monsieur Edgar Leblanc-Fils : Collectif des partis politiques du 30 janvier.

Observateurs :

Madame Régime Abraham : Rassemblement pour une Entente Nationale (REN) ;

Monsieur Frinel Joseph : Nap mache pou lavi / Marchons pour la vie (Société Civile)

Ces neufs personnalités auraient dû jouer un rôle

majeur dans le projet socio-politico-économique de la nation. Etonnamment, Ils ont laissé derrière eux un pays en lambeaux, pris en otage par les groupes armés sans pouvoir accomplir aucun point de leur mission. Du reste, quelle catastrophe pour la classe intellectuelle du pays ?

Les neuf membres du Conseil Présidentiel ont failli dans leur mission dont la première était d’organiser des élections crédibles. Par ailleurs, Ils sont décrédibilisés par Washington qui a infligé des sanctions contre certains des conseillers accusés de connivence avec des gangs. Or, la disparition du CPT, créé en avril 2024 pour tenter de rétablir l‘ordre public et la stabilité, laisse le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé seul aux commandes. Donc, Monsieur Fils Aimé devra accorder son violon avec la classe politique fragmentée et très divisée. Sans son adhésion, il aura du mal à conduire le pays vers des élections.

Le CPT est un « échec complet, car il a enfoncé le pays davantage dans le chaos. Malgré cela, Il a tenté maladroitement de rester au pouvoir au-delà de son mandat. Après avoir échoué, les membres du CPT ont été obligés de tirer la révérence et laisser la place à Alix Didier Fils –Aimé comme Président –Premier ministre, c‘est-à-dire : chef de l‘Etat et du Gouvernement, ayant pour mission : le dialogue politique, la sécurité, stabilité politique, les élections. Aussi, Haïti se trouve –elle encore une fois de plus dirigé par un Premier ministre aux pleins pouvoirs, cumulant les fonctions du chef du gouvernement et de chef de l‘Etat ? Ainsi donc, Alix

Didier Fils-Aimé parviendra –t-il à faire revenir la paix dans le pays et à organiser les élections afin de doter Haïti d‘un président élu ? C’était la mission confiée au CPT. Quant au PM Alix Fils-Aimé, à quel saint va-t-il s‘adresser pour organiser les élections dans le pays avecune classe politique intransigeante et divisée ?

Jean Hector Anacacis,

Ancien Sénateur de la République

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