MAGAZINE HEBDOMADAIRE N° 23
NOUVEAU RECORD DE RECETTES POUR LE MOIS DE JANVIER 2026!

Pour mettre fin à la tragi-comédie haïtienne!
Des dizaines de gens, parmi lesquels il était difficile de déterminer qui étaient sains d’esprit, presque normaux ou malades mentaux, se sont défilés à l’Hôtel Montana, à Port-au-Prince, le Mercredi 4 Février 2026 pour soumettre leurs candidatures aux postes “vacants” de Premier Ministre et de Président Provisoire de la République.
Ils répondaient à un “appel à candidature” lancé par la branche rebelle du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) menée par les Conseillers-Présidents Louis-Gérald Gilles, Edgard Leblanc Fils et Leslie Voltaire dont le mandat arrive à terme le 7 Février 2026. Il s’agit encore de 3 hommes sanctionnés par le Gouvernement des USA, soit pour leur soutien présumé aux gangs criminels, soit pour leurs positions politiques jugées par Washington comme étant nuisibles à la stabilité gouvernementale et la lutte contre les bandes armées qui mettent le pays à genou.
Pendant 22 mois, le CPT avait pour mission de réaliser la réforme constitutionnelle, rétablir la sécurité publique et réaliser les élections. Aucun de ces objectifs n’a été atteint. Au contraire, la situation s’est empirée depuis. Ce qui a porté une bonne partie de la classe politique haïtienne et la communauté internationale à leur demander de laisser gentiment les clefs sous la porte, laissant aux forces vives de la Nation, avec le soutien de l’International, le soin de trouver un modus operandi pour assurer la continuité de l’Etat haïtien déjà en déliquescence.
La Communauté internationale ou le Gouvernement des USA qui soutient le pays dans ces moments très difficiles, avait suggéré de laisser en place l’actuel Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé pour liquider les affaires courantes, en attendant de dégager une solution idoine, ou peut-être jusqu’aux élections.
Sur ces entrefaites, trois bateaux de la marine de guerre et de la garde côtière des USA se sont accostés à Port-au-Prince. Pour lutter contre les trafics de drogue et d’armes par voie maritime dans la Caraïbe et en Haïti, et apparemment, aux fins d’éviter tout dérapage, vu que les thermomètres politiques sont au rouge à Port-au-Prince.
Cela nous rappelle le 28 Juillet 1915 quand les Marines des USA débarquèrent au même wharf de Bizoton, suite aux troubles ayant conduit au lynchage du Président Vilbrun Guillaume Sam par la populace en colère. Les temps ont changé. Aujourd’hui, le Droit International n’aurait plus de provisions pour ces interventions correctrices des Etats en déliquescence, si ce n’est pour des raisons humanitaires.
En Haïti actuellement, n’est-on pas en train de vivre la plus terrible des catastrophes humanitaire, économique, politique, social, culturel et écologique de toute sa vie nationale? L’histoire est-elle en train de se répéter? On ne le sait. Mais, au moins une chose est sûre et certaine d’une manière ou d’une autre, il faudra enfin mettre fin à cette tragi-comédie haïtienne qui a trop longtemps duré…
NOUVEAU RECORD DE RECETTES POUR LE MOIS DE JANVIER 2026 !
Pour le mois de Janvier 2026, l’Administration Générale des Douanes (AGD) a encore amélioré son propre record de Décembre 2025, en termes de montant de recettes collectées pour le trésor public, d’armes à feu, de produits interdits et de marchandises licites mais ne respectant pas les normes douaniers, qui ont été saisis. Cette réalisation a été d’autant plus significative qu’elle a été réalisée en un temps réduit part rapport à Janvier 2025: seulement 21 jours de travail ! Ces résultats ne sont pas étonnants, vu que la nouvelle équipe de l’AGD sous le leadership du Directeur Général, Gérald Remplais, a entrepris une série d’innovations en vue de répondre aux exigences et défis du commerce international moderne.
Au cours de la dernière édition de “Causerie avec la Douane”, les cadres de l’institution, ont tour à tour, présenté les réalisations du mois écoulé, mais aussi expliqué les raisons à la base de ces résultats si positifs pour le trésor public et la sécurité des citoyens par ces temps d’insécurité.
L’importante de la douane dans le contexte actuel et les efforts de modernisation de l’AGD:
Aujourd’hui, la douane occupe une place importante dans la protection de la société, la sécurité nationale et la stabilité socio-économique du pays. Les agents de douane, à travers leurs engagements professionnels et leur vigilance continue, ont assumé leurs responsabilités pour contrôler l’entrée et la sortie de marchandises sur le territoire national, combattre les trafics illicites et saisir les produits dangereux, et protéger ainsi l’intérêt de la population et de l’Etat. Parallèlement à ce rôle de sécurité, l’AGD est entrée dans un processus de modernisation qui vise à améliorer le fonctionnement des bureaux de douane et la qualité des services offerts. Ces efforts comprennent:
- La réduction du délai des procédures de dédouanement;
- Le renforcement des capacités techniques des agents;
- L’amélioration des outils de contrôle et de transparence.
Cette modernisation a permis, non seulement une meilleure gestion des risques des opérations douanières, mais aussi elle supporte le travail des agents dans le renforcement de l’efficacité et la fiabilité des interventions. Donc, la protection de la société repose sur un équilibre entre les facteurs humains et l’innovation technologique, l’engagement, l’intégrité et la vigilance des agents douaniers et de l’ensemble des bureaux de douane modernes, bien équipées et adaptés à la réalité du commerce international. Ce sont ces efforts qui ont permis à l’AGD:
- de battre un autre record au cours du mois de Janvier 2026 dans la collecte de recettes publiques et la saisie de beaucoup de matériels qui auraient pu mettre la vie et la santé de la population en danger;
- comme par exemple les saisies effectuées à Quartier Morin, au CPS et à l’aéroport international Antoine Simon des Cayes.
- de répondre mieux aux défis actuels;
- de s’adapter aux exigences du commerce international moderne;
- d’anticiper effectivement les éventuels défis, afin de jouer son rôle comme pilier dans le développement et la sécurité du pays, pendant que les agents douaniers continuent de s’engager dans la vigilance requise pour protéger la société et servir le pays avec intégrité et honnêteté.
Au centre, Me. Tisma Jean Messoius, de la Direction de Communication de l’AGD
Les données chiffrées :
Voici ce que la douane a collecté pour le mois de Janvier 2026:
Comparées aux recettes du mois de janvier 2025, qui étaient de 11 milliards, 845 millions 402 mille 519 Gourdes et 32 (11 845 402 519. 32). Ce montant de 11 milliards 853 millions 654 mille 739 et 66 centimes, la douane est parvenue à le collecter pendant seulement les 21 jours de travail du mois de janvier 2026.
En ce qui concerne les amendes, leur poids dans les recettes de Janvier 2026 est de 69 millions 267 mille 740 Gourdes et 21 centimes (69 267 740. 21 Gdes); comparé au poids des amendes dans les recettes du mois de Janvier 2025, qui était de 112 millions 87 mille 740 Gourdes et 21 centimes, cela qui représente une baisse 32.8 %. Donc, de jour en jour la douane réalise plus d’efforts pour augmenter le niveau de ses recettes, assurer la neutralité économique de ces recettes, protéger la concurrence loyale et offrir plus de facilitations aux opérateurs économiques.
La saisie de marchandises interdites
Du 1er au 31 Janvier 2026, l’AGD, au moyen de la structure dénommée “Unité de la Surveillance Douanière et de Lutte contre la Contrebande” est parvenue à saisir:
- 14 armes à feu, dont 2 fusils d’assaut de type AR-15;
- 15 chargeurs dont la plupart sont de calibre de 7.62 mm;
- un nombre record de munitions, soit 11,430 cartouches de calibre 7.62 mm;
- 7 drones professionnels;
- 331 uniformes tactiques, semblables à des uniformes militaires;
- 6 unités de radio-télécommunication;
- 600 boites de médicaments expirés;
- des huiles “comestibles” impropres à la consommation humaine: environ 19 sceaux d’huile de 22 livres chacun;
- 129 vibromasseurs.
La saisie de marchandises en contrebande:
Dans cette catégorie ont été saisis :
- 60 tonnes de fer;
- 6 cyclomoteurs;
- pour les 77 cas de saisie de camions entreposés dans les postes de contrôle, 15,045 dossiers ont été traités et 29 non encore traités.
Le travail de surveillance douanière se base sur les articles 42 et 304 du Code Douanier 2023. Cela ne veut pas dire que toutes les saisies portent sur des marchandises interdites; il y a également les marchandises licites ne respectant pas les formalités douanières. Ce travail de surveillance douanière a permis à l’Etat de collecter plus de 43 millions de Gourdes.
Le résultat des efforts de formation et de modernisation
Ces résultats positifs sont le fruit de :
- programmes de formation, tant en Haïti qu’à l’étranger, dont ont bénéficié les cadres et les employés de l’ADG, mis en place par la nouvelle administration du Directeur Général, Gérald Remplais;
- l’acquisition d’équipements de protection individuelle (EPI);
- et l’acquisition de matériels ayant renforcé les moyens de contrôle.
Actuellement, l’AGD est train de réceptionner les commandes de scanners. Ces outils importants permettront d’améliorer la performance du travail des agents douaniers. Au cours de la dernière journée porte ouverte, il nous a été donné de voir que l’AGD est en chantier. L’amélioration des infrastructures douanières a beaucoup contribué à la réalisation de ces résultats que nous chérissons aujourd’hui.
Vu que l’Administration Générale des Douanes (AGD) représente la plus importante et la plus effective source de revenus pour le trésor public, elle attire la convoitise de plus d’un. Les fausses dénonciations et les coups bas pleuvent à chaque perspective de changement au niveau de la Présidence et du Gouvernement, comme en ce moment précis de rivalité entre les deux têtes de l’Exécutif haïtien. En dépit de toutes autres considérations, on devrait garder en poste les fonctionnaires qui accomplissent assez bien les missions pour lesquelles ils ont été nommés. Car en définitive, la priorité doit être l’intérêt national.
Crise de l’eau potable en Haïti : une Gouvernance Institutionnelle Mise à l’Épreuve
Au-delà du constat alarmant, cette crise met en lumière les limites de la gouvernance institutionnelle et la nécessité d’une réponse coordonnée entre les acteurs responsables de la gestion de l’eau et de la santé publique.
Les institutions au cœur de la gouvernance de l’eauINARHY (Institut National des Ressources Hydriques) : Créé pour instaurer une gestion durable des ressources hydriques, l’INARHY est chargé de la Coordination, de la planification, du contrôle et de la régulation de l’exploitation des nappes phréatiques et des cours d’eau. Sa mission est stratégique : prévenir la surexploitation anarchique, protéger les bassins versants et garantir une répartition équitable de l’eau sur l’ensemble du territoire.
DINEPA (Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement) : Institution centrale de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement, la DINEPA supervise les réseaux d’adduction, les stations de traitement et la distribution de l’eau. Elle doit s’assurer que l’eau atteignant les foyers respecte les normes de potabilité internationales et nationales.
MSPP (Ministère de la Santé Publique et de la Population) : Le MSPP joue un rôle de surveillance sanitaire. Il est responsable de la détection des maladies hydriques et doit alerter sur les risques de contamination. Son action est complémentaire à celle des autres institutions, assurant que la qualité de l’eau ne devienne pas un vecteur d’épidémies.
MCI (Ministère du Commerce et de l’Industrie) : À travers le contrôle de qualité des produits de consommation, le MCI surveille les entreprises de traitement et de vente d’eau. C’est ce ministère qui, par ses inspections, a révélé l’ampleur de la contamination actuelle.
Une gouvernance fragmentée face à un défi systémiqueMalgré l’existence de ces structures, la crise persiste en raison de plusieurs facteurs. D’abord, le manque de coordination efficace : les institutions travaillent souvent en silos, ce qui limite l’impact de leurs interventions. Ensuite, la faiblesse des moyens de contrôle : l’INARHY et la DINEPA manquent de ressources pour surveiller l’ensemble des puits et des réseaux de distribution.
Enfin, l’absence de sanctions strictes contre les entreprises ne respectant pas les normes favorise l’impunité et la mise sur le marché d’une eau dangereuse.
Il convient de noter qu’une étude similaire a été menée par l’Institut National des Ressources Hydriques (INARHY) dans le nord du pays, à travers le Centre Résilience à l’égard de l’Eau (CRE). Les résultats ont révélé plusieurs sources contaminées et la présence de divers agents pathogènes, confirmant que la crise de l’eau potable dépasse la capitale et constitue un problème national.
Appel à une réponse urgenteLa crise actuelle met à l’épreuve la capacité des institutions haïtiennes à assurer une gouvernance efficace de l’eau. Elle appelle à :
- Un renforcement des capacités institutionnelles, avec des moyens financiers et techniques accrus.
- Une meilleure coordination interinstitutionnelle, pour éviter les doublons et combler les vides.
- Une mobilisation citoyenne, afin que la population participe activement à la surveillance et à la protection des sources d’eau.
L’eau, bien commun et ressource vitale, doit être placée au centre des politiques publiques. Sans une gouvernance cohérente et une application stricte des normes, la contamination de l’eau risque de se transformer en crise humanitaire majeure, compromettant la santé et l’avenir de millions d’Haïtiens.

