Magazine Hebdomadaire N°17-
Sénateur Guy Philippe et Commissaire Jean Ernest Muscadin
EST-CE UNE ALLIANCE MORT-NÉE ?
Revue de l’actualité nationale et internationale
Sénateur Guy Philippe et Commissaire Jean Ernest Muscadin
Par ailleurs, la question se pose :
EST-CE UNE ALLIANCE MORT-NÉE ?

Guy Philippe à Port-au-Prince le 29 Février 2004
- le renversement du Père fondateur Jean-Jacques Dessalines ;
- l’accueil du libérateur sud-américain Simon Bolivar ;
- le renversement du Président Jean-Pierre Boyer, celui qui avait passé le plus de temps au Pouvoir en Haïti (25 ans) et dirigé l’île entière pendant 21 ans ;
- le premier mouvement paysan armé à caractère socialiste des temps modernes en 1844, avec Jean-Jacques Acaau ;
- le renversement du Président Nord Alexis en 1908, entre autres.
<< Je sais qu'il est occupé, qu'il est stressé, qu'il est sous pressions ; peut-être qu'il prendra du temps, mais je lui dis qu'il ne nous reste pas beaucoup de temps pour prendre une décision pour savoir ce que nous ferons pour Haïti. Si ce n'est pas le premier Janvier, mais du moins avant le 7 Février, comment nous allons nous mettre ensemble pour bloquer ce train, sinon il finira passer sur nous deux, sur le peuple et sur le pays. >>
Le Commissaire de justice Jean Ernest Muscadin
La ville des Cayes, métropole du Grand Sud d’où partirent souvent au 19ème siècle, des troupes marchant sur Port-au-Prince
- La situation de repris de justice ou de _”fugitif”_ de Guy Philippe ;
- Le caractère de Philippe qui le porterait à vouloir être le leader du mouvement ;
- Le caractère de Muscadin qui le porterait à ne vouloir être le second de Philippe;
- Guy est un militaire qui jouerait avec difficulté le rôle de second d’un civil ;
- L_expérience de l’échec de l’alliance de Guy Philippe avec Moise Jean-Charles ;
- Muscadin ne voudrait pas perdre son statut de “Commissaire du Gouvernement” sans lequel il deviendrait un chef de bande armée avec toutes les conséquences juridiques et politiques ;
- Déjà visé par l’ONU et le RNDDH, Muscadin ne voudrait point enfoncer encore le clou en s’associer avec Guy Philippe ;
- Les sondages lui donnant déjà pour gagnant de la présidentielle, Muscadin ne voudrait point s’engager dans une tentative risquée d’autonomie du grand Sud ou des manifestations de l’opposition.
- – Maitre en Droit/Relations Internationales,
- – Licencié en Droit,
- – Licencié en Communication Sociale,
- – Certifié en Administration Publique,
- – Certifié en Analyse de l’Information (ONU, Norwegian Defence International Center, NODEFIC, Oslo, Norvège),
- – Certifié en Droits Humains (Université du Pays Basque, Espagne),
- – Journaliste de carrière,
- – Ancien fonctionnaire de l’ONU,
- – Ancien cadre du Programme d’Appui aux Partis Politiques du National Democratic Institute (NDI)
Calendrier Electoral 2025-2026



L’OHDLP applaudit la publication officielle du calendrier électoral 2026 par le CEP
Port-au- Prince le, 26 décembre 2025.La structure de la société civile haïtienne évoluant dans le secteur des Droits Humains et la Protection de la Liberté de la Presse, dénommée Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse (OHDLP) a salué la publication officielle du nouveau calendrier électoral 2026 par le Conseil Électoral Provisoire (CEP) le Mardi 23 décembre 2025. Selon ce calendrier, le premier tour des élections présidentielle et législatives, est fixé au 30 Août 2026., tandis que le second tour des élections législatives et de la présidentielle, ainsi que les élections pour les collectivités territoriales, sont prévus pour le 6 Décembre 2026.
Dans une note de presse de l’OHDLP en date du 26 Décembre, cette structure de la société civile haïtienne a estimé que c’est un pas en plus vers le retour à l’ordre constitutionnel démocratique. En effet, depuis plus d’une dizaine d’années les élections n’ont pas eu lieu dans le pays.
L’Observatoire Haïtien pour le Droit et la Liberté de la Presse croit que la publication du calendrier électoral constitue une étape importante et déterminante dans le processus électoral haïtien. Le Président du CEP, Jacques Desrosiers et ses pairs ont promis d’organiser des élections libres, honnêtes et démocratiques, afin de combler le vide constitutionnel et institutionnel qui ont déjà trop duré. Ce vide constitue un handicap majeur pour la reconstruction d’Haïti, d’après l’OHDLP.
Selon cet organisme de Défense des Droits Humains, l’Institution électorale a fixé l’échéancier électoral dans un contexte socio-politique et sécuritaire très controversé dans le pays, où le mandat du Conseil présidentiel de Transition (CPT) prendra fin dans quelques semaines. Pour l’OHDLP, le premier Ministre Alix Didier FILS-AIME devrait assurer les reines de l’Exécutif pour éviter tout retard dans l’organisation des prochaines compétitions électorales.
Le Président du Conseil Électoral Provisoire (CEP), M. Jacques DESROSIERS a appelé l’ensemble des acteurs nationaux – les partis politiques, les organisations de la société civile – et les instances internationales impliqués dans le processus électoral à assumer pleinement leurs responsabilités et à s’engager, afin de garantir des élections crédibles, inclusives et démocratiques.
A cette fin l’OHDLP a demandé aux autorités étatiques de créer des conditions propices à l’organisation de ces scrutins, notamment de garantir la sécurité des électeurs, des agents électoraux en particulier et de la population en général.
LA DROITE REPREND LE POUVOIR
Jose Antonio Kast. Credit photo : Derstandard.
- refus du “mariage pour tous” ;
- rejet de l’avortement ;
- lutte contre le banditisme urbain ;
- Lutte contre le narcotrafic ;
- lutte contre l’immigration illégale.
Lula Ignacio da Silva. Photo/crédit : Agencia Brasil EBC.
« Une intervention armée au Venezuela serait une catastrophe humanitaire pour l’hémisphère et un dangereux précédent pour le Monde. », Lula.
« L’Argentine accueille favorablement la pression des USA et de Donald Trump pour libérer le peuple vénézuélien. Le temps d’une timide approche sur cette question est terminé. » Milei.
LES PRISONS HAITIENNES: DE VÉRITABLES CAMPS DE CONCENTRATION NÉO-NAZIS!
Prisonniers haïtiens. Les conditions d’incarcération et les traitements infligés aux détenus subissant déjà une situation de domination, en disent long sur le niveau d’humanisme d’une société.
La problématique carcérale haïtienne est revenue au-devant de la scène avec les mauvais traitements infligés à l’ex-Mairesse de la Cité du Drapeau et propriétaire de média, madame Rosemila Petit-Frère dans un centre de garde-à-vue à Port-au-Prince. Elle aurait été battue par un policier pour n’avoir pas voulu se laisser menotter au lit. Cette nouvelle a défrayé la chronique, car l’opinion publique n’était pas au courant des sévères conditions de détention qui lui ont été infligées. Très malade, il lui faut des soins spécialisés urgents pour sauver sa vie. Autant procéder à son exécution ! Si on traite ainsi du bois vert, qu’en est-il des bois secs ?
Les conditions d’incarcération et les traitements infligés aux détenus subissant déjà une situation de domination, en disent long sur le niveau d’humanisme d’une société. Dans un état de droit, même les condamnés à la peine capitale ont droit aux services médicaux dans les couloirs de la mort. De tels traitements ne sont point acceptables dans une Haïti qui proclame le droit à la vie en toutes circonstances et qui exclut la peine de mort de son corpus juridique. Il est vrai qu’en Haïti les professions de foi sont toujours aux antipodes des actes posés dans la réalité quotidienne. Les notes de sympathies envers la détenue pleuvaient sur les réseaux sociaux quand est sorti un rapport de l’ONU mettant en évidence l’atelier de souffrances que représente le système juridico- carcéral haïtien.
Entre Juillet et Septembre 2025, soit en l’espace de deux mois, 50 prisonniers sont décédés dans les prisons haïtiennes, a rapporté l’ONU dans son dernier rapport sur les droits humains en Haïti. Parmi les causes de ces décès, l’ONU a retenu : le manque de nourritures et d’eau potable, l’insalubrité des cellules et le manque de soins médicaux.
La prise en charge des détenus par l’État n’étant point garantie, les prisonniers préventifs et les condamnés pourrissent à l’intérieur de ces “centres de concentration” néo-nazis. Le Pénitencier National de la capitale, Port-au-Prince, n’avait rien à envier à un centre d’extermination.
Les prisons négrières en Haïti : rien à envier aux anciens bateaux négriers.
De ce fait, un parent emprisonné représente une très lourde charge financière, une cause de ruine pour les familles affectées, même celles des couches socio-économiques supérieures. Au sein des centres carcéraux l’accès aux services de base, comme faire ses besoins physiologiques, la nourriture, l’eau coûtent son pesant d’or.
Dans une telle ambiance, les justiciables sont donc prêts à payer de fortes rançons aux prédateurs judiciaires, et monnayer ainsi leur état de citoyen libre loin des liens de la détention infernale, tandis que les internés ne rêvent que de suicide ou d’évasion. Le constat est clair : les conditions de détention en Haïti s’avèrent pareils à celles des anciens bateaux négriers du “commerce circulaire”.
Les cas de mortalité indexés dans le rapport susmentionné, une véritable hécatombe, sont devenus monnaie courante dans les centres carcéraux du pays, en raison de problèmes autant structurels que conjoncturels. La détention préventive prolongée et les exécrables conditions d’incarcération, procèdent des faiblesses juridiques, économiques, politiques, institutionnelles et culturelles en cours dans la société haïtienne, telles que :
- Les problèmes économiques : le manque de moyens financiers des autorités publiques pour mettre en place un système carcéral répondant aux normes internationales.
- La politisation de la justice : les prises de revanche politique. Le cas de l’ex-mairesse de l’Arcahaie, Rosemila Petit-Frère…
- Les déformations culturelles : la culture de la corruption et la banalisation de la vie ;
- Les problèmes juridiques et logistiques : les vides juridiques, les inadaptations des lois aux réalités sociales…
Ces multiples faiblesses structurelles se manifestent à travers des manquements administratifs que sont, entre autres :
- L’exiguïté des cellules : alors que la norme internationale est de 4.30 m2 par prisonnier, on était à 0.62 m2 en Haïti en 2014.
Cellule de femmes.
Aujourd’hui avec la destruction des plus grandes prisons du pays – le Pénitencier National, la Prison civile de Croix-des-Bouquets, la prison pour femmes de Cabaret, etc. – l’espace moyen s’est tant réduit que les détenus ne peuvent ni se coucher ni s’asseoir.
- La surpopulation carcérale : les centres de détention regorgent 3 à 4 fois plus de prisonniers que leur capacité réelle.
- La détention préventive exagérément prolongée : 85% des détenus sont en attente de jugement parmi les 7200 hommes, femmes, garçons et filles.
La prison civile de Fort-Liberté construite avec l’aide internationale.
Peu importe la gravité des infractions commises, de tels traitements inhumains et dégradants s’avèrent inacceptables, car purger une peine au terme d’un jugement ayant acquis la force de chose jugée, entraîne uniquement la perte de liberté de mouvement.
L’ancienne prison civile des femmes de Cabaret.
Lequel ne cadre point avec cette culture en milieu carcéral haïtien, de la famine, des vermines, des maladies, des châtiments corporels et … la mort lente.
L’ancienne prison civile de la Croix-des-Bouquets ; un don de la coopération canadienne.
Dans la décennie 2010-2020, avec l’aide la Minustah, du système onusien en général, des ONGs internationales et la coopération canadienne, des efforts ont été effectués pour humaniser le système pénitentiaire… Mais, avec la fermeture de la Minustah en Octobre 2017, s’entama la rechute et la situation s’est empirée jusqu’à atteindre le niveau infernal d’aujourd’hui.
Loin de poursuivre sur la lancée des réformes progressives, on a constaté une marche arrière, un retour à la case départ. À un rythme tel qu’aujourd’hui en 2025, la situation générale et carcérale, s’avère bien pire qu’avant le débarquement des forces étrangères en 2004. Le professeur Leslie Manigat aurait dit : “les chiens sont revenus à leurs vomissures”.
Jean Hénoc Faroul

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