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Guerre au Moyen-Orient:

VERS UN ACCORD DE PAIX?

Le Président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump, a annoncé le Jeudi 11 Juin 2026 qu’un accord a été trouvé avec l’Iran, pour mettre fin à la guerre que le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahou et lui, avaient lancée le 20 Février 2026 contre la République Islamique d’Iran. Ce n’est pas la première fois que Trump a annoncé, ces victoires et ces accords que les Iraniens n’ont cessé de démentir. Cette fois-ci,  les choses semblent être différentes, car le régime iranien a confirmé avec une certaine prudence. Trump a décommandé  au dernier moment, Jeudi, la poursuite des frappes contre des objectifs militaires et civils iraniens aux alentours du Détroit d’Hormuz. Selon lui, <<une fois les documents finalisés>>, la cérémonie solennelle de signature se tiendra dans un pays d’Europe.

Les objectifs principaux  de Trump dans cet accord de paix sont de:

  • empêcher aux Iraniens d’acquérir l’arme nucléaire,
  • et obtenir la réouverture du Détroit d’Hormuz que la Garde Révolutionnaire Iranienne contrôle depuis le début de la guerre. Par cette voie transite près d’un quart du commerce mondial d’hydrocarbure.

Le motif déclaré de cette guerre lancée par Netanyahu que Trump a dû suivre,  est d’empêcher aux Iraniens d’accéder à l’arme nucléaire ; ce qui pourrait constituer une menace existentielle pour Israël. En effet, les Mollahs avaient toujours promis d’effacer ce pays de la carte du Moyen-Orient. Ils tournaient en dérision l’Israël, un ‘’one bomb State’’, c’est-à-dire qu’il suffisait d’une seule bombe atomique pour l’éradiquer. Pour certains, Israël représente aujourd’hui l’une des plus grandes puissances nucléaires. Et pour d’autres, l’Iran dispose déjà de l’arme atomique, donnée par la Corée du Nord, ou qu’il pourrait avoir fabriquée lui-même.

Au-delà de l’acquisition de l’arme atomique par l’Iran, il y aurait :

  • un projet de ‘’Grand Israël’’ portant sur la reconfiguration politique et territorial des Etats du Moyen-Orient, et
  • la rivalité géostratégique et géoéconomique entre les USA et la Chine, au centre de laquelle se trouvent, la survie du pétrodollar et de la fameuse Route de la Soie de la Chine, qui traverse le Moyen-Orient vers le marché européen.  

Aucun des deux camps n’est encore sorti victorieux de cette guerre, même si l’Iran a pu tenir en échec les USA, la première puissance militaire du Monde, et l’Israël, la première puissance miliaire du Moyen-Orient. Le constat d’échec en est que le régime iranien n’a pas chuté, l’intervention terrestre est impensable. D’où qu’on soit obligé de chercher d’obtenir par les négociations ce qu’on voulait arracher par les armes.

La paix leur sera bénéfique à tous, mais, pour y parvenir, il faudra s’entendre sur les termes de cet accord. Les Iraniens ne veulent plus regarder en simples spectateurs les pays voisins arabes s’enrichir du commerce d’hydrocarbures, en utilisant ce Detroit stratégique dont la moitié fait partie de ses eaux territoriales. Et peut-être ils renonceront à l’arme nucléaire qu’ils voient pourtant comme une garantie contre des agressions extérieures. Les missiles et les drones iraniens ont été si efficaces contre les batteries anti-missiles adverses, que Téhéran pourrait bien se passer pour l’instant de l’arme nucléaire comme arme de dissuasion.

Déjà plusieurs versions d’accord circulent au sein des agences et organes de presse internationaux.

Parmi les versions d’accord en circulation, la suivante a attiré l’attention :

Elle provient de l’agence de presse officielle iranienne, Mehr, qui a publié les détails de l’accord en cours de discussion entre l’Iran et les États-Unis.

Selon Mehr, le texte prévoirait douze points

1. La fin du conflit “sur tous les fronts”, y compris au Liban.

2. Un engagement des États-Unis à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Iran.

3. La levée du blocus naval américain dans un délai de trente jours.

4. Le retrait des forces militaires américaines stationnées autour de l’Iran.

5. La réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de trente jours, sous des “arrangements iraniens”.

6. La levée des sanctions visant les exportations de pétrole iranien.

7. L’engagement des États-Unis et de leurs alliés dans un plan de reconstruction de l’Iran d’une valeur d’au moins 300 milliards de dollars.

8. L’ouverture d’une période de soixante jours de discussions sur la question nucléaire, avec la levée de l’ensemble des sanctions américaines et de l’ONU, ainsi que des résolutions de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

9. L’engagement de l’Iran à ne pas construire d’armes nucléaires, conformément au traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

10. L’engagement des États-Unis à ne pas déployer de forces supplémentaires au Moyen-Orient et à ne pas imposer de nouvelles sanctions pendant les négociations.

11. La libération de 24 milliards de dollars d’actifs iraniens gelés. La moitié de cette somme devrait être débloquée avant la période de négociation de soixante jours.

12. La mise en place d’un mécanisme chargé de superviser l’accord, ainsi que son approbation par le Conseil de sécurité de l’ONU.

L’Iran précise toutefois que son programme de missiles ne fera pas partie des discussions. Téhéran indique également que son soutien à ses alliés régionaux ne sera pas négocié.

Magazine HAITI-ESPOIR

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