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LIBRE OPINION

Les préoccupations autour du processus électoral, sont-elles justifiées ?

Par Me. Jean Hector Anacacis, ancien sénateur de la République.

Certaines des nombreuses organisations sociopolitiques et populaires, ont exprimé leur inquiétude face à la lenteur entourant le processus électoral et la montée vertigineuse des enlèvements contre rançon, induite par le persistant climat d’insécurité dans le pays. Aussi, a-t-on constaté la multiplication des initiatives du pouvoir en place pour faire avancer la lutte contre l’insécurité et relancer le processus électoral? Ces initiatives ont suscité de l’espoir  et ramené un peu la confiance chez les forces vives de la nation. Par contre, jamais dans l’histoire du pays, il n’y ait eu une équipe de conseillers électoraux aussi incompétents, quoique les neuf membres du CEP actuel soient des représentants de différents secteurs clés de la société civile organisée.

Le décret électoral est à son troisième amendement, car l’avant-projet élaboré par le CEP avait été très mal préparé et incohérent. Alors, son contenu a soulevé de sérieux problèmes politiques et des doutes quant à la volonté du Premier Ministre Alix Didier FILS-AIMÉ d’organiser des élections justes, honnêtes et démocratiques dans le délai imparti. Cette préoccupation n’est-elle pas contestable ? Ne s’agit-il pas d’une stratégie bien pensée des membres du Conseil électoral pour se maintenir le plus longtemps possible en fonction ? En fait, ils bénéficient de grands avantages financiers pendant que les centaines de milliers de déplacés internes attendent encore de pouvoir retourner chez eux, face à  une crise sécuritaire, économique et sociale apparemment sans issue? Mais, le Premier Ministre FILS-AIMÉ ne jouit-il pas d’une légitimité inconditionnelle, et ne représente-t-il pas une garantie de réussite de la transition, au regard du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ? D’ailleurs, un large éventail de leaders politiques de différentes tendances, avait endossé le Pacte National en vue de donner une reconnaissance légitime au gouvernement de Didier FILS-AIMÉ, et garantir l’équilibre du processus électoral. De plus, pour montrer sa volonté de faire une grande ouverture au secteur politique, même les ministères régaliens  et stratégiques du gouvernement sont entre les mains des membres signataires du Pacte National.

De plus, les ministres sont aussi devenus maîtres à bord sans aucune pression indue de sa part. Avant Fils-Aimé, aucun Chef de gouvernement n’avait fait de si grandes concessions à des adversaires politiques. Nul ne le ferait, à moins d’être un démocrate convaincu.

La récente rencontre organisée à la résidence officielle du Premier ministre avec les membres du CEP et plusieurs leaders politiques notoirement en opposition avec le gouvernement, visant à calmer leur inquiétude, a été un succès en ce qui a trait à l’autonomie du CEP et l’impartialité des élections qui seront réalisées sous le gouvernement Fils –Aimé. En définitive, les autorités ont annoncé une entente cordiale pour une autre modification du décret électoral. Cette rencontre a démontré que les règles du jeu seront bien respectées ; ce qui mettra fin à de sérieuses interrogations quant à la capacité du gouvernement à mener à bien le processus électoral. Elle a permis de répondre aux défis majeurs auxquels fait face le pays qui est prêt à en finir avec cette  transition qui perdure.

En dehors de toutes critiques, les signataires responsables et conséquents du Pacte National ont exprimé leur entier soutien au gouvernement FILS-AIMÉ, alors que la Communauté Internationale lui accorde une assistance sans faille dans la conduite du processus électoral. L’objectif est de répondre aux exigences de transparence et de respecter les principes démocratiques, tout en renforçant la confiance au sein de la population haïtienne.

À cet égard, les organisations signataires estiment que Monsieur Alix Didier FILS-AIMÉ reste et demeure une alternative viable et fiable à la mise en place des conditions indispensables à la tenue d’élections libres honnêtes,  démocratiques et inclusives.

En conséquence, l’appel est lancé à l’ensemble des forces politiques, organisations de la société civile et aux acteurs économiques, afin qu’ils s’engagent dans un faisceau inclusif et constructif pour renforcer la confiance nationale et créer les conditions favorables à l’organisation des élections pour une sortie heureuse de la crise, axée sur l’unité, la stabilité pour le développement  durable.

Me. Jean Hector Anacacis

Avocat

Coordonnateur du Parti Politique LAPEH

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