KENSCOFF
JUSQU’À QUAND L’ÉTAT ABANDONNERA-T-IL LE PEUPLE ?
Par Ansyto Félix
Le carnage qui a coûté la vie à plus de 40 citoyens haïtiens, selon le bilan provisoire communiqué par le maire de Kenscoff, nous plonge une fois de plus dans la douleur, l’indignation et l’inquiétude. Face à une telle tragédie, une question demeure incontournable : que reste-t-il de la responsabilité de l’État lorsque la vie des citoyens n’est plus suffisamment protégée ?
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Comment peut-on quitter sa famille chaque matin en affirmant aller servir le peuple, alors que des innocents continuent de tomber sous les balles? Au nom de la morale publique, les responsables doivent assumer leurs échecs et tirer les conséquences de leur gestion.
À qui profite cette recrudescence de la violence ? Est-elle le symptôme d’un État défaillant ou le signe d’intérêts qui retardent le retour à un ordre démocratique ? Ces questions méritent des réponses claires.
Haïti a besoin de dirigeants attachés à la justice, à la dignité humaine et à l’intérêt collectif. Comme nous l’enseigne, la
pensée de Martin Luther King Jr., la véritable grandeur du leadership ne se mesure ni à l’argent ni à la popularité, mais à la capacité de défendre la justice et l’humanité.
Aujourd’hui, plus que jamais Haïti a besoin de responsabilité, de solidarité et d’une mobilisation citoyenne pacifique. La sécurité, la justice, la démocratie et la souveraineté ne peuvent être sacrifiées.
À la population de Kenscoff et aux familles endeuillées, j’adresse mes sincères condoléances et ma profonde solidarité.
Haïti ne doit pas mourir. Haïti doit vivre, se relever et retrouver sa dignité.
Félix .J. Ansyto
Citoyen haïtien engagé
Lundi 24 Août 2026

